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Analyste en criminalité économique

L’analyste en criminalité économique assiste en tant qu’expert∙e des domaines économiques et financiers, les procureur·e·s du Ministère publicAutorité qui instruit les infractions pénales et les poursuit et qui représente les intérêts de la société devant les juridictions de jugement en exerçant l'action publique., en particulier celles et ceux de la section des affaires complexes.

Principales activités

  • Assumer le rôle de conseil et d'expert∙e en criminalité économique pour les procureur·e·s dans les domaines économiques et financiers (révision, comptabilité, droit bancaire, droit des sociétés)
  • Assister et apporter une expertise aux procureur·e·s en audiencePhase orale du procès au cours de laquelle une juridiction instruit la procédure et entend les personnes qui y participent: la ou le procureur·e, les parties, les avocat·e·s, les témoins, les expert·e·s. La décision finale peut être rendue lors de l’audience ou ultérieurement., voire conduire, sur délégation, des audiences d'instruction lorsqu'elles revêtent une composante économique
  • Etudier les procédures pénales financières, participer aux perquisitions et aux saisies ainsi qu'au tri des documents collectés
  • Etre expert∙e dans le domaine économique et financier pour la juridictionAutorité qui juge. Tribunal, cour ou commission de recours.

Formation

  • Master en sciences économiques ou titre jugé équivalent
  • Formation en analyse financière (brevet fédéral) constituant un atout

Expériences requises

  • Expérience professionnelle, d’une durée de 3 ans au minimum, dans le domaine bancaire et/ou fiduciaire

Environnement de travail/organisation

L'analyste en criminalité économique:

  • Travaille de manière autonome et est principalement rattaché·e aux cabinets des affaires complexes; toutefois, elle ou il peut déployer son activité également pour les sections générales.
  • Communique à la ou au procureur∙eMagistrat∙e du Ministère public qui, dans les affaires pénales, mène l’enquête préliminaire (phase d’instruction) et soutient l’accusation (phase de jugement). La ou le procureur∙e général∙e, secondé∙e par 5 premier∙ère∙s procureur∙e∙s, dirige le Ministère public. Par ailleurs, la ou le procureur∙e général∙e assume des tâches institutionnelles telles que la présidence de la commission de gestion du Pouvoir judiciaire. les informations dont elle ou il a besoin pour l'enquêteEn matière pénale, lorsqu’une infraction est commise, la police judiciaire ouvre une enquête en vue d’établir les faits, de rassembler les preuves et de rechercher les auteur∙e∙s de l’infraction. Cette phase précède la phase de l’instruction. En matière civile, l’enquête vise l’audition des témoins par un·e juge. Elle est ordonnée afin d’obtenir des éléments de preuve. sous forme de rapports de synthèse ou de tableaux de flux financiers.

Qualités requises

  • Excellente capacité d'analyse et de synthèse
  • Excellentes connaissances des mécanismes bancaires, financiers et des principes comptables suisses
  • Sens de l'organisation et des priorités
  • Initiative et grande autonomie
  • Rigueur, précision et méthode